Nouvel Interview de T. Goletz

Publié le par Désirée

Je pense que ceux qui ont suivi mon blog depuis sa naissance savent que j' ai un interview de Thomas Goletz (vous pouvez voir sa photo sur Tout sur eux):

Qustion: Comment es-tu devenu dessinateur de Diddl?

En fait, j' ai commencé quand j' étais petit. J' ai toujours aimé dessiner et je griffonnais sans arrêt. À l' école, j' adorais caricaturer au tableau mes camarades et les professeurs.
Après le bac, j' ai suivi une formation pratique de graphiste. C' est à cette époque-là aussi que j' ai commencé à vraiment m'intéresser au dessin de bande-dessinée, que j'ai appris tout seul. J'aimais tellement cela que j' ai décidé d' en faire mon métier.
Je pense que Diddl sommeillait depuis toujours au fond de moi, car il est apparu un jour sur mon bloc de dessin au milieu des personnages de cartoons que je dessinais d' habitude. C' était le 24 août 1990, qui est donc la date de naissance de Diddl.
Sur les tous premiers dessins, Diddl était un kangourou. Je ne lui avais pas encore donné de nom, mais il portait déjà sa célèbre salopette. J' ai alors décidé de dessiner ce personnage beaucoup plus petit et plus simplement pour mieux pouvoir l' asseoir dans une tasse à café ou sur un morceau de fromage. C' est ainsi que le kangourou Diddl s' est transformé en une souris gerboise.

Comment as-tu eu l' idée d' apeller la souris « Diddl »?

J' ai créé ce nom en cherchant surtout quelque chose qui sonne bien. Je cherchais un nom qui soit mignon, turbulent et un peu effronté. Bref : qui ressemble à ma souris. C’est ainsi que j’ai fini par trouver «Diddl».
De nombreuses années plus tard, ma belle-mère a fait une curieuse découverte : Thomas, un des douze apôtres, portait le surnom de «jumeau». En grec, cela se dit «Didymos». On dirait presque «Diddl», n’est-ce pas ? Peut-être qu’il était prévu que je trouve ce nom!

Les dessins sont-ils créés sur ordinateur?

Non, les illustrations originales continuent d' être le fruit d' un long travail manuel au crayon à papier, au feutre, à la peinture acrylique ou aquarelle. C' est la seule manière de conserver le style «artisanal» si caractéristique de Diddl. C' est seulement après cette phase de création que l’ordinateur entre en jeu. Il nous sert d’outil de traitement pour combiner des textes, des éléments graphiques ou des fonds d’image avec les illustrations scannées, et ensuite pour adapter les motifs au format correspondant des produits et préparer leur reproduction à l' imprimerie.

Et comment travailles-tu aujourd' hui?

Je continue à avoir de nouvelles idées de motifs, de textes, d' éléments et de personnages pour le monde de Diddl. Je les mets alors sur papier. Depuis quelques années, une petite équipe d' illustrateurs pleine de talent m' assiste dans cette tâche.
Avec l' aide de mon épouse et de mes collègues de l’atelier Diddl, je choisis soigneusement les nouveaux produits Diddl qui seront développés. Dans nos choix, nous tenons naturellement compte des souhaits et des suggestions de nos fans. Ensuite, au cours d' une phase de création, souvent longue, nous améliorons tous les articles Diddl sélectionnés. Car nous voulons rester fidèles à l’expression caractéristique et à l’esprit de Diddl dans toute la palette de produits. Nous donnons notre feu vert à la publication seulement si nous sommes sûrs de respecter ces critères.

Peux-tu nous expliquer comment vous dessinez vos fonds d' images?

Leur création s'est organisée par "hasard". Nous expérimentons beaucoup avec des couleurs très différentes et mélangeons également diverses techniques de peinture. C' est comme cela qu' apparaissent les choses les plus formidables. Avec le temps, on développe une sensibilité pour les différentes techniques et les différents matériaux, ce qui nous permet d' utiliser de façon ciblée des effets parfois imprévus. C' est ce que j’appelle un «hasard organisé». Tu peux ensuite, à l' ordinateur, continuer à mélanger et travailler ces fonds créés à la main.

D' où tires-tu toutes tes idées?

J' aime brancher tous mes sens en mode «réception»; j' ouvre tout simplement très grand les yeux et les oreilles et j' essaie d' emmagasiner toutes les impressions et les inspirations possibles. Cela fonctionne partout, dans la nature, en faisant les courses, à la maison ou en voyage, en regardant et en étudiant des images, des livres, des films, des personnes, des animaux, etc. J' enregistre ensuite ces impressions quelque part sur le disque dur de mon cerveau, je les mélange un bon coup, je construis ensuite des associations, les tourne, et les mélange à nouveau avec de nouvelles informations. Ensuite je griffonne de manière très décontractée quelques extraits de cette «collection d' impressions» sur une feuille blanche ou je les entre sur mon ordinateur portable.
Par ailleurs, j' ai également deux sources d’inspiration très spéciales : «Berry», notre chien, sur qui j’ai déjà copié beaucoup d' expressions de Diddl, et notre demoiselle perroquet gris «Bella», qui m'a inspiré le personnage du petit corbeau à queue rouge «Ackaturbo».

Est-ce que tu te doutais que Diddl connaîtrait un tel succès?

Non, bien sûr que non. C' est vrai que je sentais à l' époque qu' avec Diddl, j' avais créé un personnage intéressant et que cette souris allait m' occuper un certain temps. Mais je ne m' attendais vraiment pas au succès qui a suivi.

Qu' as-tu ressenti la première fois que tu as eu dans les mains un Diddl en peluche?

Oh, j' étais particulièrement fier et heureux du résultat. Car au début, aucun fabricant de peluche n’était capable de rendre la forme si particulière de Diddl. Après de nombreuses tentatives ratées, tout le monde avait abandonné l' espoir de voir un jour ce personnage de dessin devenir une peluche.
Ma mère et moi avons donc commencé à créer le premier Diddl en peluche. Laborieusement, ma mère cousait un modèle après l' autre et je corrigeais à chaque fois les proportions et l' expression. Finalement, après 10 modèles, j' ai eu la joie de pouvoir présenter le premier prototype, à l' époque encore avec des yeux en polystyrène que j' avais taillés moi-même. Ce fut un réel enthousiasme et les Diddl en peluche pouvaient enfin voir le jour.

Quels sont tes hobbies, mis à part ton métier?

Profiter du soleil avec mon épouse, découvrir la nature, écouter de la bonne musique, regarder de bons films, inviter des amis, fouiner dans des librairies, notre jardin, faire des photos, improviser au piano, visiter des expositions d' art… Bref: trouver l' inspiration.

Parmi tous les articles de Diddl, est-ce que tu y as tes favoris?

Oui, je suis encore particulièrement attaché aux cartes postales Diddl, qui représentent les débuts de Diddl en 1990.
Mais dans l’ensemble, j’ai une relation très étroite avec tous les articles Diddl, car je sais très bien la quantité de travail, de réflexion, d’essais artisanaux qu' il a fallu investir dans chaque produit avant d' aboutir à la réalisation finale.

Quels sont les autres personnages de bandes dessinées que tu aimes bien?

Je suis un grand fan de «Bambi», du «Livre de la jungle» et de «Tarzan» de Walt Disney. J’aime également les dessins animés «Toy Story», «L' âge de glace» et «Monstres et Cie.».
Ce que j’aime moins, ce sont les personnages qui manquent de cœur et de personnalité. Certains personnages japonais griffonnés à la va-vite et hyper bruyants me laissent assez indifférent.

À ton avis, quel est le secret de la popularité de Diddl?

Au premier coup d' œil, Diddl se remarque bien sûr par ses couleurs gaies et son apparence adorable. Mais je crois que Diddl exprime encore bien plus de choses. Ses nombreux motifs, ses messages pour dire bonjour, ses histoires et les interactions avec ses fans, tout cela le rend très vivant. C' est un ami qui donne la tendresse et l' amour que les enfants recherchent. Un ami auprès duquel ils se sentent en sécurité et qui est toujours avec eux. Car personne n' a envie d' être seul.
Diddl est un être auquel les jeunes et les moins jeunes peuvent s' identifier. Avec ses pieds beaucoup trop grands et sa silhouette griffonnée, il ne renvoie pas du tout une image de perfection or qui d' entre nous est parfait? Diddl n' a pas toujours la pêche, exactement comme nous. Mais son optimisme bouillonnant finit toujours par redresser son museau de souris et parfois le nôtre.
Diddl est heureux avec sa copine Diddlina et ses amis, un peu comme dans une grande famille protégée. Diddl nous aide à montrer nos sentiments. Il prononce des choses que nous n' osons parfois pas dire. Surtout quand il s' agit d’affaires de cœur. C' est aussi une chose qui se perd de plus en plus, à cause des nombreuses séparations dans notre société actuelle, et cela nous tient tous tellement à cœur.

Que pouvons-nous apprendre de Diddl et de ses amis?

Quelques valeurs et traits de caractères positifs tels que la sincérité, l' optimisme, l' humour, «savoir rester enfant», se sentir protégé, être là les uns pour les autres, avoir le courage de montrer ses sentiments et trouver les mots adéquats. En un mot: se montrer humain. Une tâche vraiment énorme pour une petite gerboise !

Voilà, c' est tout, j' espère que ça n' a pas été trop long!

Source ( image et texte ): http://www.diddl.fr (avec reouches)

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Publié dans Diddl et ses amis

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